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Lundi 9 novembre 2009 - 18:00.
Lieu : Renseignement : 04 72 77 5000.

 

Conseil d'arrondissement.

Mardi 3 novembre 2009 - 18:30.
Lieu : Mairie, place Jean Macé.

 

Agenda extérieur.

Assemblée générale de la Fédération du Rhône.

Jeudi 17 décembre 2009.

Lieu : TJA Salle André Latreille - Lyon 9°.

 

Galette des Rois de la Fédération.

Samedi 16 ou 23 janvier 2010.

 

Elections régionales.

14 et 21 mars 2010.

 


Agenda médiatique.

Marine Le Pen invitée de "Sept à voir", sur France 3.

Dimanche 8 novembre 2009 - 22h30.

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Mercredi 11 novembre 2009

Communiqué de presse de Bruno GOLLNISCH


Une nouvelle étape vient d’être franchie dans l’adoption d’enfants par des homosexuels. Cette décision, et cette mesure, constituent une nouvelle régression du droit, et creuse un fossé de plus entre le droit naturel et la loi positive.

 

Les homosexuels, qu’il ne s’agit ici ni d’injurier ni de mépriser, ont fait un choix de vie qui exclut la procréation. Quoi que l’on en pense par ailleurs, cela relève de leur liberté. Mais ils ne sauraient dès lors exiger je ne sais quel « droit à l’enfant ».

 

Il y a là une inversion complète de l’institution de l’adoption. L’adoption existe dans l’intérêt de l’enfant, privé de sa famille naturelle par la disparition ou la carence de celle-ci. L’adoption n’a pas pour but premier la satisfaction des besoins de l’adoptant.

 

En revanche, les enfants adoptés ont droit, eux, pour leur formation et pour leur équilibre, à un papa et une maman, autant que faire se peut.

 

De très nombreux couples ainsi composés, qui auraient ardemment voulu transmettre la vie, souhaitent adopter des enfants, et ne le peuvent pas, faute d’enfants «adoptables». Le fait qu’on leur préfère demain des couples homosexuels est une anomalie et un scandale, qui n’a d’autre raison d’être que la promotion systématique, dans notre société décadente, de tout ce qui peut nuire à la famille traditionnelle. L’âpreté des lobbies, la lâcheté des autorités, la passivité de la majorité silencieuse, le bourrage de crânes quotidien, tout y concourt.

Par Front National - Lyon 7ème - Publié dans : Communiqués de presse du FN
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Mercredi 4 novembre 2009

I- L’IDENTITE NATIONALE, UNE ASPIRATION UNIVERSELLE

Quand on se donne la peine d’articuler contre le Front National un grief dépassant le niveau des mensonges, des invectives, ou tout simplement des étiquetages convenus, on lui reproche son nationalisme.

 

“Le nationalisme c’est la guerre” s’est écrié François Mitterrand lors d’un discours non dépourvu de talent qui résonnait comme son chant funèbre dans l’hémicycle du Parlement Européen. Ce disant il feignait d’oublier que l’on avait beaucoup plus fait la guerre à l’époque moderne au nom de l’internationalisme qu’au nom du nationalisme.

 

 

“Le nationalisme, c’est dépassé” diront d’autres en arguant, à tort ou à raison, et souvent de façon exagérée, du caractère de plus en plus planétaire de certains problèmes.

 

Faisons d’abord litière de cette dernière affirmation : le nationalisme est-il dépassé ? Si l’on se borne à l’observation des faits, l’on doit constater qu’en dépit de toutes les tentatives d’organisation internationale, heureuses ou malheureuses, le XXème siècle a été celui de la revendication nationale, et de la  satisfaction qu’elle a trouvée.

 

Il n’existait au XIXème siècle qu’une trentaine d’états reconnus sur la scène internationale, dont pratiquement la moitié issus du démembrement de l’empire espagnol des Amériques.

 

Il en existe aujourd’hui plus de deux cents, et le nombre s’en est accru au cours des dernières années.

 

Les évolutions politiques de la fin de ce siècle l’ont montré : dès lors que le poing de la dictature implacable du communisme s’est relâché, les Fédérations artificielles qui tenaient les peuples prisonniers, et qu’admiraient tant les actuels contempteurs du Mouvement National, ont explosé.

 

L’Union Soviétique a disparu, union forcée aujourd’hui enfouie dans les poubelles de l’Histoire que Lénine promettait aux adversaires du communisme, et quinze nations ont repris leur liberté dans le cadre de quinze Etats désormais indépendants. La Fédération Yougoslave, autre objet d’admiration de nos gauchistes de salon à l’époque de Tito, n’existe plus : les Croates, les Slovènes, les Bosniaques musulmans et les Macédoniens se sont séparés des Serbes comme les Slovaques se sont séparés des Tchèques, et comme les Québécois se seraient séparés du Canada britannique s’ils n’avaient été battus lors du referendum sur l’indépendance,  grâce à la marge étroite mais décisive qu’a constitué dans leur pays la démographie d’origine étrangère. Ils ont été privés d’indépendance par l’immigration et la dénatalité, eux qui n’avaient du leur survie qu’à la bataille des berceaux.

 

Inversement, une nation comme l’Allemagne, longtemps écartelée par le communisme, et divisée en deux Etats, s’est réunifiée sitôt l’effondrement du mur de béton, de barbelés et de mort édifié pour la diviser. Et alors que l’on balbutie depuis des décennies pour tenter de rapprocher dans l’Union Européenne des nations aux systèmes économiques et sociaux comparables, mais culturellement différentes, il n’a fallu qu’une année pour que se recollent les deux morceaux de l’Allemagne, séparés en toutes choses pendant un demi-siècle.

 

Si donc tant de peuples aspirent à se constituer en nations, et si presque chaque nation réclame pour cadre la protection d’un Etat, sous des latitudes et dans des conditions de développement les plus diverses, c’est donc qu’il doit bien y avoir dans cette aspiration quelque élément inhérent à la nature humaine.

 

Notre sentiment national n’est donc pas dépassé, il est moderne. Il n’est pas d’avantage belliqueux, il est pacifique. Que les choses soient claires là aussi : notre nationalisme n’est pas le nationalisme révolutionnaire. Il ne procède pas de l’idolâtrie d’une entité collective, aussi condamnable que le serait n’importe quelle autre idolâtrie : d’idéologie, de classe sociale, de race, de nation ou d’Etat. Il n’est pas d’essence totalitaire. Il reconnaît l’existence, par-delà la nation, de valeurs supérieures, et en deçà d’elle, de corps intermédiaires.

 

Si les dirigeants du Front National avaient la conviction, vérifiée par l’expérience, que la nation est un concept archaïque et dépassé, ou pire, qu’elle fait obstacle au développement de la personne humaine, à sa sécurité, à son épanouissement, ou à l’harmonie de la société, alors ils ne seraient pas les derniers à remiser la nation dans le tiroir de la commode vermoulue où l’on entasse avec nostalgie les souvenirs jaunis des affections passées.

 

Mais l’expérience passée et l’expérience présente enseignent exactement le contraire : à savoir que la nation est et demeure un concept adapté, plus que jamais, aux conditions de la vie moderne.

 

Petite ou grande, la nation est le cadre le plus large à l’intérieur duquel il est possible aux personnes de participer effectivement au mouvement de la société, aux décisions qui les concernent, de connaître ceux qui les gouvernent, et, éventuellement, dans le cadre d’un système qui le leur permette, de les choisir et de les révoquer. Elle est le cadre le plus large, mais qui reste à taille humaine, d’une solidarité qui s’établit, selon les cas, sur la base d’une communauté de volonté, ou de culture, ou de langue, ou d’ethnie, ou de religion, ou la plupart du temps de plusieurs de ces éléments confondus selon une alchimie mystérieuse qui varie précisément avec chacune d’entre elles.

 

À ce titre le Danemark et l’Irlande, le Luxembourg ou le Lichtenstein sont des nations qui ont part à la diversité du monde et, croyons-nous, aux plans de la Providence tout autant que la Chine, la Russie ou les Etats-Unis d’Amérique.

 

On répète que les dirigeants et les militants du Mouvement National porteraient des œillères ; celles précisément de leur nationalisme, forme d’un égocentrisme exacerbé et dominateur qui leur ferait haïr, ou du moins méconnaître, tout ce qui est étranger.

 

Rien n’est plus faux.

 

Au contraire, parce qu’ils sont attachés à la défense de l’identité nationale française, les dirigeants et les militants du Front National comprennent d’instinct que d’autres, sous d’autres latitudes, soient aussi attachés à la défense de leurs identités nationales. Et il ne manque pas chez eux de connaisseurs ou d’amis de ces autres cultures. Mais ne se croyant obligés à aucun des masochismes que l’on nous assène régulièrement, c’est de façon résolue qu’ils affirment la singularité de la leur et qu’ils entendent la défendre.

 

 

II. RETROUVER NOTRE IDENTITE  FRANCAISE.


La planétisation qui résulte de la prodigieuse augmentation des moyens de communication terrestres, maritimes, aériens, et surtout dans le domaine de l’information, met en relation les peuples, les cultures, les flux économiques et financiers, les événements. Se fondant sur cette indiscutable réalité, certains prédisent la fin des nations, qui cependant n’ont jamais été plus nécessaires à la conservation des identités, des libertés, à la protection des peuples et des personnes. Et comme ces nations résistent, on veut les détruire par l’asservissement politique, la submersion migratoire, la dénatalité planifiée, la culpabilisation systématique, la démoralisation permanente.

 

Parmi les adversaires de la cause nationale, il en est même qui contestent jusqu’à l’existence de cette identité, dans ce qu’elle a de spirituel et de charnel, et la réduisent, au mieux, à une vague adhésion idéologique. D’autres au contraires, incorrigibles naïfs, la considèrent comme tellement évidente qu’ils ne voient pas -ou ne veulent pas voir- qu’elle est niée, ou menacée : pour ces derniers, le combat des nationaux est importun, gênant, puisqu’il n’y a pas péril en la demeure.

 

Un bon exemple de la première attitude nous fut fourni par un numero  de la revue Globe et de son manifeste signé de M. Benamou, je crois, et de M. Bernard-Henri Lévy : « bien sûr », écrivaient-ils, « tout ce qui est terroir, béret, bourrée, biniou, bref franchouillard ou cocardier nous est étranger, voire odieux ». Et le fond du problème, en effet, c’est que pour les nationaux, tout ce qui est terroir, béret, bourrée, biniou, bref français et national, n’est ni étranger ni odieux, mais au contraire familier et attachant. Sous la plume du même auteur, dans son livre intitulé « L’idéologie française », on trouve cette phrase : « qu’y a-t-il de plus imbécile, de plus bêtement obscurantiste qu’un nationaliste qui dans les œuvres de l’esprit, dans un livre ou dans une toile, s’attache à retrouver la trace d’un hypothétique génie français ? ». Hypothétique génie français, comme si le fait de reconnaître un certain nombre de valeurs universelles empêchait d’aimer leur incarnation concrète. Figurez-vous qu’il a trouvé plus bête, plus imbécile qu’un tel nationaliste : « c’est un régionaliste qui dans les mêmes œuvres de l’esprit, dans les mêmes livres ou dans la même toile ne hume plus que les parfums de Lorraine, des grasses terres de Beauce ou des embruns bretons ». Eh bien les nationaux que nous sommes avouent être de ceux qui aiment parfois retrouver jusque dans les œuvres de l’esprit un peu des parfums de Lorraine, des grasses terres de Beauce ou des embruns bretons.

 

La synthèse française

Considérant la France comme ce qu’elle est, attachés à ce qu’elle fut, et ne désespérant pas de ce qu’elle pourrait être, les nationaux français ne récusent pas, tout au contraire, les valeurs universelles et communes aux autres peuples énoncées plus haut : le Vrai, le Beau, le Bien. Ils accepteraient volontiers d’y ajouter la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, si ces trois mots n’avaient été, à l’époque révolutionnaire, l’occasion de la première grande et sanglante imposture de l’histoire moderne, la Liberté proclamée couvrant de son nom la plus impitoyable tyrannie, l’Egalité masquant la corruption des nouveaux maîtres, et la Fraternité la terreur sanglante. Oui à la liberté, si elle trouve des traductions concrètes et si la revendication incessante des droits n’occulte pas la reconnaissance des devoirs. Oui à l’égalité si elle n’implique aucun nivèlement forcé des différences utiles au bien commun et fondées sur le mérite ou le talent. Oui à la fraternité si elle ne se réduit pas aux copinages inavouables, mais à la Fraternité réelle, celle qui existe entre ceux qui se reconnaissent frères parce qu’ils sont tous du même Père.

 

Mais non, résolument NON, à cette conception purement idéologique de notre Nation, réduite à l’adhésion à des notions abstraites qui pourraient d’ailleurs être partagées par tous les autres peuples du monde. La France, soit dit en passant, ne se réduit pas non plus à la République, même si bien sûr, l’histoire républicaine fait partie de son Histoire. Mais la France a existé  douze siècles avant la République ; la France, ce n’est donc pas que cela.

 

1. Une réalité commandée par la géographie.

Il est à la civilisation française comme à toute autre des caractères  particuliers, car les valeurs universelles, dont nous ne nions pas l’existence,  s’incarnent en un espace et en un temps donnés.  D’abord l’espace : La civilisation française est le produit d’une certaine géographie, et cette géographie qui n’est pas indifférente : ces limites qui sont les nôtres sont en grande partie naturelles.

 

Si les rois ont fait la France  aux dépens de leurs voisins et au prix de guerres nombreuses, la forme harmonieuse de la France, quelque affreux que soit le nom d’hexagone qu’on lui donne aujourd’hui, porte à l’indulgence pour ceux qui ont voulu avec ténacité réaliser ce pré carré. Limites naturelles et toujours habitées par notre peuple, contrairement à d’autres aux frontières beaucoup plus mouvantes. Il en va différemment, par exemple, des Turcs, que nous connaissons aujourd’hui en Anatolie ou sur les rives du Bosphore, mais qu’on trouve jusque dans le Sin-Kiang au nord-ouest de la Chine,  et dont  l’arrivée dans les contrées qu’ils occupent aujourd’hui est relativement récente. Même les Polonais, pour leur malheur, ont eu des frontières dont les limites ont changé dans l’Histoire, de plusieurs centaines de kilomètres, tandis que les nôtres sont encore à peu de choses près celles qui étaient déjà fixées au temps de la Gaule.

 

Pays peuplé dès avant les Gaulois par les plus anciennes et les plus brillantes civilisations préhistoriques comme en témoignent par exemple les grottes de Lascaux- Ce n’est pas pour rien que l’Homo sapiens a reçu le nom d’Homme de Cro-Magnon, village de Dordogne sur les rives de la Vézère.

 

2. Une réalité charnelle : il y a un peuple français.

Mais cette population, quelle en est l’ethnicité, physique, aussi bien que culturelle?  Question rendue taboue par la police de la pensée. Pourquoi cependant serions-nous le dernier peuple à ne pas avoir le droit de s’affirmer tel qu’il est ? N’en déplaise à l’excellent M. M. Albert Jacquard du MRAP et du Parti Communiste, et à tous autres qui prétendent que les races humaines n’existent pas. Sans doute les races humaines n’existent pas en ce sens qu’il n’y a pas de différence ontologique entre les hommes, tous créatures de Dieu. Mais de là à nier l’importance des caractères ethniques ! Si l’on mélangeait cinquante Vikings et cinquante Bantous, M. Jacquard lui-même, qui affirme que les races humaines n’existent pas parce que, dit-il, l’on passe de l’une à l’autre de façon absolument insensible, arriverait quand même bien à dire qui habite la Suède et qui vient du Zaïre. Si la Suède était peuplée de Bantous, ce ne serait pas tout à fait la nation suédoise telle que nous la connaissons, pas plus d’ailleurs que si le Congo était peuplé de Vikings. Ce serait autre chose, ce seraient d’autres nations, ce seraient d’autres cultures, peut-être d’ailleurs  également attachantes, mais ce ne seraient pas les mêmes.

 

Les patriotes français, quant à eux osent encore constater que la Nation française résulte principalement de la synthèse des Celtes, des Latins et des Germains.

 

Si la conquête de la Gaule par Rome a été brutale, le conquérant a su apporter aux peuples conquis les bienfaits d’une civilisation supérieure : celle de Rome, et par la même celle d’Athènes, et c’est pourquoi l’héritage gréco-latin est indissociable de notre civilisation française. De ces apports, on  trouve, encore aujourd’hui, des traces impressionnantes :  aqueducs,   ports,   routes,   ponts,   basiliques,  théâtres. Je pense à cette fameuse adresse de l’empereur Claude gravée dans le bronze et qu’on peut encore voir à Lyon, accordant aux Gaulois la citoyenneté romaine et leur permettant d’accéder au sénat romain. Je pense à la jalousie ancienne entre Lyon et Vienne parce que, Vienne étant fondée par des légionnaires vétérans, ses habitants avaient de droit la citoyenneté romaine alors que les Lyonnais l’ont acquise plus tard et plus difficilement.

 

Et puis vint le désastre des invasions barbares ; et la nouvelle alliance entre les gallo-romains et cette fois-ci un peuple germanique, les Francs de Clovis.

 

A propos de Clovis beaucoup de gens font la fine bouche, et pratiquent ici ce qu’ils récuseraient s’agissant d’autres cultures : porter des jugements anachroniques, voir cette époque avec les yeux de la nôtre. Clovis n’était certainement pas un enfant de chœur, mais sa première démarche a été de se faire remettre par le basileus, l’Empereur d’Orient, les insignes de Consul romain, et de s’intégrer par conséquent dans une tradition.

 

Cette synthèse que réalise Clovis, est unique. Germains, Celtes, Latins : la France est tout cela à la fois, mais rien de cela séparément.

 

A peine l’alliance entre les Francs et les Gallo-romains est-elle consacrée qu’apparaît un mythe complètement oublié aujourd’hui mais d’une très grande importance au long du Moyen-Age et même au-delà. Il n’y a d’ailleurs pas qu’en France que la recherche de l’unité nationale transparaît dans l’émergence de mythes fondateurs, aujourd’hui plus ou moins oubliés. Les Japonais eux-mêmes, par exemple, ont longtemps affirmé sans vraiment y croire que leur Empire avait été fondé, 660 ans avant notre ère, par l’arrière-petit-fils de la déesse du soleil, lui-même ancêtre de la lignée impériale «unique depuis une myriade de générations».

 

Comme il était gênant, au regard de leur légitimité, que les Francs fussent des envahisseurs, on suscita très tôt le mythe étonnant de leur origine troyenne : on prétendit qu’ils descendaient des Troyens fuyant les Grecs, vaincus par eux, après la guerre de Troie, tout comme Enée fils d’Anchise qui aurait été un fondateur de Rome.  On s’égalait ainsi en prestige aux Romains, tout en se distingant  des Latins et des Germains.

 

A ce mythe Ronsard rend encore hommage dans la Henriade, avant que l’on ne prenne conscience de sa faiblesse. Alors, pour éviter une grve crise de légitimité, on lui en substituera un autre : les Francs, certes, ne seraient pas des Troyens, mais une tribu gauloise chassée par Jules César et revenue, chez elle, après la chute de Rome. Nouvelle théorie qui ne résista qu’un siècle, à la découverte de l’évidente origine germanique  des Francs.

 

Mais cette découverte comportait en germe un risque d’éclatement du corps social ; car c’est avec les études sur l’origine franque de l’aristocratie française, et qu’apparut la théorie du sang bleu, un sang issu de l’envahisseur germanique, et différent de celui du reste de la population. Théorie à laquelle répond peut-être dans la Marseillaise la phrase terrible du sang impur dont nous devrions abreuver nos sillons…

 

Eh bien, en ce qui concerne la France, la synthèse admirable à laquelle préside le baptême de Clovis, est une synthèse chrétienne. Nous entendons l’objection : « mais Clovis n’était pas un bon chrétien » : Clovis n’était évidemment pas conforme à l’image du parfait honnête homme selon les critères droits-de-l’hommesque des démocrates-chrétiens du Parlement européen – que je crois dans leur doctrine beaucoup plus démocrates, que chrétiens. Il est vrai que sa conversion présentait pour partie un caractère interessé, et qu’il faillit même la renier après la mort de son fils, qu’il pensait due au courroux des anciens dieux. Clovis était aussi vindicatif, sans doute parce que son autorité eut été autrement contestée. Les Francs comme d’ailleurs tous les peuples indo-européens, mais celui-là particulièrement, n’aimaient pas beaucoup les faibles ; ils suivaient le chef tant que le chef avait de la poigne et du succès, parce que ce succès était précisément la marque de la bénédiction des forces supérieures. Songez à l’histoire du vase de Soissons : une vengeance longtemps après l’offense subie ! Poussé en cela par les dures lois politiques qui régissaient les partages successoraux chez les Francs, il a éliminé bien des membres de sa famille, y compris après sa conversion. On a donc trouvé de bonnes âmes imbues d’idées libérales et humanitaires, y compris bien sûr des clercs pour s’en formaliser, et pour ratifier la campagne qui s’est élevée à l’époque contre la célébration du 1500ème anniversaire de la France. Mais, de la même façon que nous ne prétendons pas être des modèles de vertu ni de sainteté, nous nous fichons complètement du point de savoir si Clovis était un modèle des vertus chrétiennes ou pas,  ce n’est pas cela qui nous intéresse du tout dans son baptême ; le problème c’est de savoir s’il a été meilleur après qu’avant. Si nous persistons à voir dans cet événement l’un des événements fondateurs de notre civilisation c’est qu’il a été le point de départ d’une amélioration constante des mœurs, des coutumes, des pratiques de ce peuple rude, cruel, barbare mais fort qu’étaient les Francs.

 

 

3. Une valeur essentielle : l’honneur.


Quelles sont les valeurs de ces héritiers des Celtes, des Latins et des Francs ? L’une d’entre elles en tout cas est le sens de l’honneur. Il est de fait que les patriotes se distinguent essentiellement en ce qu’ils préfèrent ce mot au singulier plutôt qu’au pluriel. Si notre Histoire a été grande par ses succès, parfois immérités, parfois acquis de façon très injuste au détriment de voisins pacifiques, elle a été plus grande encore dans ses revers que dans ses succès. Songeons à la bataille de Poitiers, au Roi qui devrait fuir le désastre et qui ne le peut, qui reste et qui se bat avec son jeune fils, qui y gagnera le surnom de « le Hardi » c’est à dire le courageux se bornant à avertir « Père, gardez-vous à droite ; Père, gardez-vous à gauche » parce qu’il ne peut pas encore tenir la lourde épée.

 

François 1er après le désastre de Pavie, et cette admirable lettre à la Reine-mère Louise de Savoie : « Madame, tout est perdu, fors l’honneur » , c’est-à-dire : sauf l’honneur. Songez à Bayard, et au reproche qu’il aurait fait au Connétable de Bourbon venu le consoler dans sa terrible agonie alors qu’il s’est fait porter pour mourir, la colonne vertébrale brisée, dans des souffrances affreuses, et qui cependant se fait coucher sur le dos pour voir l’ennemi en face car, dit-il : « c’est ainsi que j’ai vécu toute ma vie ». Ces épisodes malheureux de notre Histoire, Dieu sait qu’il n’en manque pas : La Garde qui meurt plutôt que de se rendre à Waterloo, la résistance d’une poignée de légionnaires à Camerone, celle de l’infanterie de marine dans la maison de la dernière cartouche à Bazeilles, la charge de Reischoffen, les Cadets de Saumur, le dernier et si poignant entretien entre le commandant du camp retranché de Dien-Bien-Phu et le commandant du corps expéditionnaire…

 

Voilà, l’honneur a toujours été sauvé, avec bien sûr l’envers de la médaille, la présomption, l’indiscipline ; César déjà parlait de l’indiscipline de ces tribus gauloises.

 

Le sens de l’honneur n’est pas le seul caractère commun que l’on peut attribuer  à ces Français dont le socle résulte de cette fusion des composantes latine, celte et germanique. Il en est bien d’autres que le temps manque pour décrire.

Evoquer cette  fusion, ce n’est pas méconnaître  les apports de nombreux étrangers qui se sont agrégés à la communauté nationale. Dire que cette synthèse s’est faite sous les auspices du christianisme, ce n’est pas rejeter hors de cette communauté les adeptes d’autres religions. C’est affirmer que leur contribution a été positive dans la mesure où ils ont non seulement respecté les lois de la France,  mais où ils en ont aussi adopté les mœurs, les coutumes et même les goûts. Parler de la composante essentielle de la population française dans l’hexagone, ce n’est pas davantage exclure nos compatriotes d’outre-mer.

 

4. L’aventure maritime

Car il y a bien sûr bien d’autres choses qui fondent la spécificité de notre culture. L’une de nos racines plonge dans la mer, si l’on peut se permettre cette métaphore osée. Nous partageons cela bien évidemment avec d’autres peuples, qui ont aussi connu des destins maritimes exceptionnels : le Portugal, l’Espagne, l’Angleterre, les peuples nordiques ; mais la France est le seul pays d’Europe à avoir accès à la fois de par sa situation géographique, à la mer du Nord, à l’Atlantique et à la Méditerranée. Et certes, le temps n’est plus aux tâches roses qui occupaient naguère la moitié de l’Afrique, Madagascar, l’Indochine, les comptoirs de l’Inde aux noms si poétiques et évocateurs : Yanahon, Mahé, Pondichéry, Karikal, etc… Mais cette aventure a eu lieu pour le meilleur et pour le pire. Et quoi que l’on en ait dit  le meilleur  l’a emporté sur le pire, comme le savent très bien les peuples que nous avons là-bas visités – demandez aux habitants de Saïgon, du Centrafrique, de Madagascar ou d’ailleurs, ceux du moins qui ont connu l’époque de notre présence, les réflexions qu’ils font aujourd’hui en comparant  cette époque et la nôtre .

 

Tout ceci a communiqué dans l’âme française, ce goût de l’aventure, de l’héroïsme de tant de navigateurs, d’explorateurs, de pionniers, de défricheurs, de bâtisseurs, de missionnaires, de négociants. Et si le drame de l’Algérie, que beaucoup de jeunes gens aujourd’hui ont du mal à comprendre d’ailleurs, y compris dans nos rangs, fut  si cruel à plus d’un titre,  ce n’est pas simplement parce qu’il y a eu trahison de la parole donnée, et abandon de ceux qui avaient cru en nous, chrétiens aussi bien que musulmans ou juifs d’ailleurs, mais aussi parce qu’il impliquait un rétrécissement général de la France, un repli sur ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui l’hexagone, la fin d’une immense aventure que sans paraphraser Georges Marchais on peut qualifier de globalement positive.

 

Au moins  conservons précieusement ces confetti qui, au regard des derniers développements du Droit international et notamment de la Conférence des Nations Unies sur le Droit de la Mer, événement capital quoique méconnu de nos contemporains, nous valent aujourd’hui le troisième empire maritime du monde. En une époque où le destin de l’humanité se joue  sans doute davantage dans les mers que dans l’espace, c’est déterminant pour l’avenir.

 

L’art de vivre français

Après quinze siècles de labeurs et de sacrifices, les produits matériels de cette civilisation sont tellement immenses, qu’il est impossible de les dénommer. La variété de nos climats, de nos paysages a conduit à une extraordinaire profusion dans tous les domaines. Cette variété qui fait partie aussi de notre caractère national ne se perçoit plus par les costumes, ni par le folklore aujourd’hui tragiquement uniformisé – (je n’ai rien contre le blue jean ; j’ai contre le fait qu’il n’y ait plus que cela)-. Cette variété se perçoit encore dans l’habitat rural, la pente des toits, la forme des tuiles, les matériaux. Rien que de Lyon à Mâcon en quarante kilomètres on change quatre fois de style : depuis les constructions de pisé des Monts du Lyonnais, sur leurs soubassements de pierre volcanique noire ; les riches paysages du Beaujolais, aux maisons dites de pierres dorées tellement elles luisent sous le soleil, bien différentes de la maison bressane, qui elle-même n’a rien à voir avec la maison bourguignonne que l’on trouve dès le Mâconnais.

 

Oui, les nationaux sont attachés à cet art de vivre incomparable, cette douceur de la culture française, jusques et y compris dans l’art culinaire, que nous avons porté au plus haut degré d’excellence. L’incroyable variété de nos vins et de nos fromages est aussi, dans une certaine mesure une composante de notre identité, et de cette joie de vivre gauloise qui nous habite encore.

 

Le sens de l’Etat

Cette profusion de tout ce qu’a produit la civilisation française est menacée. Nous le disons sans pessimisme excessif, avec gravité, inquiétude et même angoisse. La menace résulte d’abord de terribles problèmes démographiques indissociables de leurs aspects moraux.  La substance même de notre Nation est en péril, et elle l’est aussi du fait de la déchéance de l’institution qui a pour mission de la préserver :  l’Etat.

 

Car la civilisation française est pour une grande part  tributaire de l’Etat,  C’est l’Etat qui l’a protégée, et  le sens de l’Etat  a existé très tôt, peut-être beaucoup plus tôt qu’on ne le pense. Comment par exemple expliquer autrement que le prestige royal ait survécu, alors que le domaine propre du Roi était tout petit par rapport à celui des Plantagenêt, dans la mouvance du royaume ? C’est précisément qu’existait cette notion de royaume. Les légistes de Philippe Le Bel ont formulé très tôt l’idée que le Roi de France était empereur en son royaume. Et quand Jean Bodin écrit son ouvrage magistral « De Republica », il faut traduire sans contresens, non pas « De la République » parce que Jean Bodin était parfaitement monarchiste, mais évidemment : De l’Etat.

 

Cet Etat a parfois failli à sa mission mais ceux qui ont voulu le restaurer, venaient souvent des lisières, des Marches de notre pays : Le Connétable Du Guesclin, breton ; Jeanne d’Arc la Lorraine, tout à fait à la limite de la France et de l’Empire ; le chevalier Bayard originaire du Dauphiné après avoir servi en Savoie ; Joseph de Maistre l’un des auteurs contre-révolutionnaires les plus éminents n’était pas français en ce sens qu’il était savoyard, mais sans doute y avait-il, là comme ailleurs, au-delà de la mouvance du royaume une francité antérieure au rattachement à la France, d’ailleurs plébiscité de façon éclatante sous le Second Empire.

 

Ce sens de l’Etat chez nous n’est ni totalitaire, ni personnel. Ce n’est pas  l’Etat pharaonique de l’Egypte ancienne, ce n’est pas l’Etat totalitaire des Incas.  Louis XIV n’a pas dit le mot célèbre qu’on lui prête : « l’Etat c’est moi », il a même dit l’inverse, sentant sa mort prochaine : « Je m’en vais, mais l’Etat demeurera après moi ». Et si Louis XV ramène à lui la source du pouvoir et de la légitimité, lors  de la fameuse séance dite « de la flagellation », au milieu du Parlement, dans le lit de justice qu’il tient, et qui porte ce nom-là, non pas à cause des sévices corporels qu’il fit subir aux parlementaires, mais à cause des vérités qu’il leur a assénées ; c’est qu’il parle contre les abus de certains corps constitués, à commencer par les magistrats du Parlement eux-mêmes.

 

Notre tradition juridique

L’effort constant d’amélioration de la condition humaine par lequel se définit la Civilisation a porté aussi sur les normes qui régissent la société, autant sinon plus que sur les acquis matériels. Car le droit, ensemble des règles qui sont sanctionnées par l’autorité publique, est une donnée essentielle de la société. Il est la condition d’une vie sociale harmonieuse.

 

“ubi societas ibi jus”, “là où il y a une société, il y a un droit” disaient déjà les Romains  auxquels nous devons une tradition juridique bimillénaire qui s’inscrit dans les grandes réalisations de la civilisation, au même titre que les temples d’Angkor et les cathédrales gothiques, le chant grégorien et la musique symphonique, la philosophie grecque ou la science moderne occidentale.

 

Oui, là où il y a une société, il y a un droit. comme l’a montré l’ethnologue Malinowski au sujet des indigènes des îles Tobriand qui vivent à l’âge de pierre et ignorent même la relation entre sexualité et procréation, mais n’en ont pas moins un droit familial complexe et perfectionné.

 

Il y a droit, même quand il n’y a pas de législateur : c’est le droit coutumier, qui naît spontanément du milieu social, et qui devient droit par le sentiment que l’on a de son caractère obligatoire : Opinio necessitatis, qui le distingue du simple usage.

 

Or la civilisation française, fidèle à l’héritage romain, a porté le droit à un très haut degré d’achèvement, de justice, de concision , de clarté. Le droit français fut à l’origine de la tradition dite « romano-germanique », qui s’est répandue en Allemagne, en Italie, en Espagne, dans les pays latins et ceux d’Europe Centrale, puis en Afrique et en Asie.

 

Mais la première chose à laquelle s’efforce la subversion que nous connaissons, c’est de couper le droit de toutes référence morale, du lien avec la justice supérieure que reconnaissait cependant la législation humaine dès le code assyrien d’Hamourabi, gravé dans la pierre, le plus ancien qui soit parvenu jusqu’à nous.

 

Il s’agit désormais de ne plus en faire qu’un instrument aveugle au service, soit de l’idéologie, soit des intérêts conjoncturels du moment.

 

Les symptômes de cette dégénérescence du droit sont multiples : Mépris de la personne humaine, de la vie innocente, du droit naturel. Multiplication des textes. Dégradation de l’Etat. Persistance de la Corruption. Développement de l’ineffectivité, de l’arbitraire et de l’insécurité. Inadaptation du système pénitentiaire. Multiplication des lois de police de la pensée, etc.

 

Un de ces symptômes en effet est la multiplication des textes, la véritable diarrhée normative et l’inflation bureaucratique qui en résulte. Joseph de Maistre, qui relevait déjà en la commentant la multiplication des textes révolutionnaires, affirmait très justement que “lorsqu’il y a autant de lois, c’est qu’il n’y a plus de législateur.”


Au service de documentation du gouvernement  on sait qu’il y a à l’heure actuelle, aux environs de 220 000 textes juridiques en vigueur.

 

C’est donc l’inversion du principe théorique “Nul n’est censé ignorer la loi” au profit d’une réalité : “plus personne n’est en mesure de connaître la loi”, qui justifie par avance tous les arbitraires, toutes les restrictions de la liberté.

 

Les nationaux entendent donc restaurer notre droit, ce qui est après tout le rôle premier du législateur, donc du politique. Ils veulent l’affranchir par exemple de l’affreux galimatias d’une réglementation tâtillonne et envahissante, qu’elle soit nationale ou issue de l’Union européenne. Le ministre Mercier avait raison, le mois dernier, à Strasbourg, de dénoncer après nous l’invasion du droit d’inspiration anglo-saxonne. Strasbourg où il s’adopte plus de textes en une semaine qu’il ne s’en vote en un an à l’Assemblée nationale. Les nationaux veulent que les lois soient peu nombreuses, mais qu’elles soient effectivement sanctionnées, et pour commencer qu’elles soient aisément connaissables.

 

Ils veulent  retrouver l’ensemble cohérent, clair et harmonieux du droit romain et du droit civil que vinrent étudier à Lyon même au siècle dernier jusqu’aux jeunes Japonais qui furent les rédacteurs des lois modernes de leur pays.

Car cet ensemble juridique aussi fait partie intégrante de notre identité nationale.

 

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Mercredi 4 novembre 2009

Contribution au débat sur l’identité nationale de Louis ALIOT


Le gadget de Sarko-besson peut paraître dérisoire et insignifiant. En réalité, il ne l’est pas.

 

Il est l’une des pièces du puzzle mondialiste destiné à modifier substantiellement notre identité. Appuyé sur une immigration massive, cette validation des acquis, modifiera l’essence même de la France et de son peuple. C’est une opération qui s’inscrit dans le schéma d’acclimatation des populations françaises aux cultures et aux valeurs des immigrations récentes.

 

Il faut donc regarder cette initiative comme un véritable combat à mener.



Le problème porte aujourd’hui sur la nature même de du débat. Celui-ci n’est pas destiné à retrouver un équilibre national mais à entériner un certain nombre de positions liées à l’immigration subie depuis un quart de siècle.

 

La question est d’ailleurs très bien posée par certains journalistes comme celui de la Dépêche du Midi du 2/11/2009, le journal du Président des radicaux de gauche : « La question de l’identité, de la nation, de savoir ce que c’est que d’être Français en 2009 interpelle en tout cas les citoyens d’un pays qui a profondément changé. Notre modèle républicain d’intégration est-il adapté à la France black-blanc-beur ? »

 

Le patron des radicaux, ami de Sarkozy ajoute : « les radicaux brandiront encore une fois très haut le flambeau Républicain, car à nos yeux notre identité nationale se confond avec l’histoire de la République et avec ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, mais aussi avec ses principes de laïcité, de solidarité et de mixité.» Manifestement le Grand Orient est à la manœuvre.

 

L’opération qu’impose donc l’oligarchie antinationale est biaisée dès le départ puisqu’elle prend comme acquise et définitive la mutation profonde qu’a subie la France en raison d’une immigration massive d’origine extra-européenne.

 

Pour le pouvoir, le fond du débat n’est donc pas de savoir comment nous pouvons imposer (chez nous) notre « modèle civilisationnel » aux immigrés, mais comment nous pouvons adapter notre cadre politique et institutionnel aux modèles d’immigration récemment importés.

 

Or, nous contestons cette vision résignée de la situation. Nous prônons une autre politique pour juguler l’immigration et ses conséquences !

 

Quelles seraient les grandes lignes d’une politique authentiquement nationale ? Elles passeraient par la revitalisation de la politique nataliste et familiale avec une véritable politique d’accueil de la vie ; par l’inversion des flux migratoires avec l’arrêt des aides sociales et l’application du principe de préférence nationale.

 

La menace de ce faux-débat se niche dans l’orchestration de la résignation assumée ou subie, et la théorie des avantages acquis défendue par les tenants de l’immigrationnisme.


On ne peut plus revenir en arrière nous disent-ils !

 

Max Gallo, académicien, historien et proche lui aussi de Sarkozy le confirme : « Il faut s’adapter, notamment parce que nous sommes dans une période de transition. En Europe, nous sommes confrontés à des transferts démographiques inéluctables venant des pays du Sud…Il s’agit notamment de la laïcité et de la langue. Par exemple, la présence en France d’une religion musulmane forte ne pose aucun problème si elle respecte le principe de laïcité et la séparation des Églises et de l’État (c’est très contestable).»

 

Or, le « laïcisme », c’est-à-dire le détournement de la notion de laïcité à des fins antinationales, est le cheval de Troie du communautarisme de demain. Et Monsieur Gallo est dans ce schéma. Car la laïcité (pas le laïcisme !) est un concept qui s’inspire de la chrétienté : « Tu rendras à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César ». Cette laïcité défensive s’oppose au « globalisme » de l’Islam qui ne fait pas de différence entre le spirituel et le temporel. Encore faut-il l’imposer à nos « invités » et non pas subir !

 

- On ne parlera donc pas des conditions de l’assimilation et des contraintes qui devraient s’imposer !


- On ne parlera donc pas du retour d’une partie de l’immigration et de son corollaire, le développement des relations nord-sud !


- On ne parlera donc pas des fondements de l’identité nationale que sont la culture, l’histoire et la religion !

 

« INELUCTABLE ! » Nous disent-ils ! L’affaire est entendue. Avant de commencer à débattre, la conclusion est donnée.

Accepter « l’inéluctable », c’est accepter la loi du nombre, la submersion, l’inévitable substitution de population et ses conséquences ethniques, culturelles et religieuses. On ne peut pas cantonner le débat aux symboles de la république que sont le drapeau, l’hymne, la langue ou le laïcisme. Car la république est d‘abord liée à l’histoire de France et au caractère de son peuple. Parler de république sans l’inscrire dans ce creuset multimillénaire, c’est refuser la réalité et la cantonner à des valeurs philosophiques qui participent à cette identité mais qui n’en sont qu’une infime partie.

 

L’identité nationale est un tout, enracinée dans une terre, façonnée par une histoire dont la république fait partie intégrante. Non pas les valeurs de la république qui ne veulent rien dire et qui sont l’héritage de nos adversaires, mais la république en tant que schéma d’organisation des pouvoirs. Pas plus, mais pas moins. Pas de valeurs mais des outils au service de la chose publique. Vous connaissez la formule de Peguy, « la république est la quatrième dynastie qui a régné sur la France. » A ce titre, elle fait partie intégrante de l’identité pour peu qu’elle garde sa caractéristique de française. Et c’est là que le bât blesse. Notre république n’est plus française, elle est autre, elle est mondialiste et impose un modèle monoculturaliste mondial destructeur de notre identité, dont l’immigration est l’une des armes.

 

Renan disait que l’âme d’une nation est constituée de deux choses :

- l’une est dans le passé, la « possession d’un riche legs de souvenirs.»
- l’autre est le consentement actuel des citoyens.

 

Or, la problématique d’aujourd’hui, c’est quoi ? C’est l’assimilation de populations qui, manifestement, refusent de partager un passé commun et même pire, qui condamnent la France pour ce passé commun !

 

Dans le rapport parlementaire sur le respect des symboles de la République, les députés relèvent que dans les banlieues et les quartiers en difficultés revient une accumulation de griefs dont le plus important est le grief « du colonialisme et d’une société post-coloniale qui serait reproduite en France ».

 

C’est un double aveu : le premier est que les troupes les plus nombreuses de l’immigration proviennent de nos anciennes colonies ; le deuxième, c’est que ces immigrés sont dans le ressentiment permanent. L’immigration européenne qu’avait connue la France était d’une autre nature, avec des difficultés d’insertion certes, mais dans le cadre d’une république autoritaire qui imposait son modèle français !

 

Ce qui est nouveau, c’est que chaque immigré veut que l’histoire de France commence avec lui : « Pour les indigènes de la république, l’histoire de France, c’est la leur, un point c’est tout ».

 

La reconquête de l’identité nationale passe donc aussi par la reconquête des manuels scolaires et la lutte contre la repentance. Même Finkielkraut (qui n’est pas de notre paroisse) pointe du doigt les dangers de la repentance : « C’est notre lien avec les morts qui est aujourd’hui menacé et même rompu par la repentance. Qu’est-ce, en effet, que la repentance, sinon une arrogante désaffiliation ? Sous l’apparence de la contrition, le présent s’applaudit de sa supériorité morale sur un passé criminel ».

 

Reste le problème de la langue française. Max Gallo certifie que la question de la langue est un point capital de l’identité depuis l’ordonnance de Villers-Cotterêts (qui institua le français comme langue officielle) et qu’il faudrait le réaffirmer. Là encore il s’agit d’un vœu pieux car dans nos écoles, la situation est catastrophique. Dans le Figaro du 22 octobre, le Ministre de l’Education avouait impuissant : « Si on arrive déjà à socialiser les enfants, à parvenir à ce qu’ils s’écoutent, et à leur faire parler une langue qui ressemble au français, je serai content ! »

 

Dans une lettre adressée aux enseignants en 1882, Jules Ferry parlait en ces termes de l’école : « au contraire, il a paru tout naturel que l’instituteur, en même temps qu’il apprend aux enfants à lire et à écrire, leur enseigne aussi ces règles élémentaires de la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles du langage ou du calcul. » Cent vingt-six ans après cette noble ambition, la gratuité de l’enseignement et après soixante ans de syndicalisme politisé, notre éducation est en faillite sociale, pédagogique et morale.

 

Cet aveu ministériel montre évidemment les méfaits d’une politique d’immigration sans limite, d’une communautarisation de notre société et du recul de tout ce qui symbolise la France, son Etat comme son Histoire.

 

Si on ajoute à ce terrifiant constat, que de nombreux responsables pensent que la nation est dépassée et que nous sommes entrés dans une nouvelle ère postnationale, européiste pour les uns, régionaliste pour les autres, on aura compris que la France, son identité, son peuple, son fonctionnement démocratique, est en grand danger.

 

En conclusion, qu’est ce qu’être Français ?

 

« La France, c’est le pain, le vin et le sourire » disait le Roi Louis VII ! Plus abstrait, plus sérieux, mais pas moins vrai, Ernest Renan affirme qu’« une nation est une âme, un principe spirituel ».

 

L’Histoire donne des repères incontestables : première nation chrétienne et plus ancien État d’Europe après la chute de l’Empire Romain. L’étymologie, aussi, est éclairante : la France, pays des Francs, le pays des hommes libres.


Dans le même esprit, De Gaulle ajoutait : « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. »


Pour compléter cela, il faut ajouter que la France a aussi été un Empire et que tous ses enfants sont Français, à des titres divers, par le sang reçu, par le sang versé ou par le sang risqué. De toutes conditions et de toutes origines, ils avaient, ou ont choisi la France comme Patrie.

 

Revenons donc à un principe de base : être Français, cela s’hérite ou se mérite, pour que vive la France, et que l’on garde le pain, le vin, et le sourire !

 

Alors, qu’est ce qu’être Français ? Sans doute tout cela à la fois !

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Mercredi 4 novembre 2009
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Mercredi 4 novembre 2009

Sarkozy : « Je suis contre l’immigration zéro »

« Le mythe de l’immigration zéro n’a aucun sens. Il est contraire à l’intérêt de notre pays qui s’est construit à partir de vagues d’immigrations successives » (Assemblée nationale, 3 juillet 2003) ;

« Depuis quatre ans, j’ai porté des débats qui, dans nombre de cas, étaient en opposition frontale avec le Front national. Le FN, par exemple, se bat sur le thème de l’immigration zéro. J’ai défendu les quotas d’immigrés c’est-à-dire une immigration positive » (Interview à Libération, 23 décembre 2005).

Sarkozy préfère « l’immigration choisie » à « l’immigration zéro ». Pourtant, selon un rapport récent de l’Inspection générale de l’administration (IGA), cette immigration choisie « risque de créer une vague supplémentaire d’entrée d’immigrés qui ne seront pas à l’abri du chômage » alors que « la France n’a plus dans l’état actuel de son économie, les moyens d’accueillir des immigrants (…). Les capacités d’accueil des populations immigrés sont totalement saturées » (Le Monde, 18 mars 2006).

Sarkozy : « Je suis contre l’expulsion des délinquants étrangers qui ont fait leur peine de prison » (double peine)

« Je suis le ministre qui a fait voter la suppression de la double peine à l’unanimité » (Interview à Libération, 23 décembre 2005).

Effectivement, à la demande de Sarkozy, les députés UMP et UDF ont joint leurs voix à celles des parlementaires socialistes et communistes pour interdire l’expulsion des délinquants immigrés « ayant des attaches avec la France », même quand ils sont trafiquants de drogue (articles 22 à 27 de la loi du 26 novembre 2003).

Grâce à Sarkozy, « la Racaille » sortie de prison peut continuer à abuser de notre hospitalité.
Commentaire du Figaro : « Certaines catégories d’étrangers qui vivent depuis plus de dix ou vingt ans sur le territoire français – selon leur statut familial : conjoint français, enfants…- ou qui sont arrivés en France avant l’âge de 13 ans, bénéficient depuis la réforme de la double peine d’une protection quasi absolue » (Le Figaro, 24 mai 2004). Quant aux clandestins, leur expulsion est rarement appliquée. « Sur les 64 000 arrêtés de reconduite à la frontière, seuls 20 % ont été exécutés. Pour ceux envoyés par voie postale, soit la moitié, le taux descend à… 1 %. En outre, 18 % des décisions de reconduite et 14 % des expulsions, sont annulées par les tribunaux » (Le Monde, 12 novembre 2005).

 

Sarkozy: « Je suis pour le droit de vote des étrangers aux élections municipales »

« Je ne trouve pas anormal qu’un étranger en situation régulière, qui travaille, paie des impôts et réside depuis au moins dix ans en France, puisse voter lors des élections municipales. J’ouvre un débat en faveur d’une mesure que je pense juste » (Interview au journal Le Monde, 24 octobre 2005) ;

« J’ai écrit dès 2001, dans mon livre Libre, que j’étais favorable au droit de vote des étrangers aux municipales. Je ne crois pas que Jean-Marie Le Pen soit d’accord pour donner le droit de vote aux immigrés » (Interview à Libération, 23 décembre 2005).

Cette position de Sarkozy concerne les étrangers non-européens. Un de ses proches, le député UMP Yves Jégo, avait déjà formulé la même revendication en octobre 2002 (Le Monde, 11 octobre 2002) ; Tout comme Philippe Douste-Blazy (Radio J, dimanche 20 octobre 2002). Les ministres Borloo et Gilles de Robien vont même plus loin puisqu’ils réclament depuis 7 ans le droit de vote pour les étrangers extra-communautaires, non seulement pour les municipales, mais aussi pour les cantonales et les régionales (Le Figaro,1er décembre 1999 et Valeurs actuelles,11 décembre 1999).

Sarkozy : « Je suis pour la construction de mosquées et la formation d’imams par l’Etat »

« J’ai été celui qui a porté la question de l’islam en France. J’ai dit que l’islam était une grande religion de France, qu’elle devait être représentée dans le cadre des institutions de la République » (Interview à Libération, 23 décembre 2005) ;

« C’est parce qu’il n’y a pas assez de lieux de cultes musulmans publics qu’il y a une progression de l’intégrisme » (Nicolas Sarkozy, La République, les religions, l’espérance, Editions Le Cerf, 2004).

Dans le même ouvrage, Sarkozy propose donc d’autoriser l’Etat et les collectivités locales à participer à la construction de mosquées (par des garantie d’emprunts et la prise en charge des gros travaux), d’instaurer des avantages fiscaux plus importants pour les fidèles musulmans qui participent au denier du culte, d’aider les institutions musulmanes à former leurs imams !

Sarkozy : « Je suis pour accorder une priorité aux immigrés afin de mieux les intégrer » …………..(discrimination positive)

« Pour rétablir l’égalité des chances, la discrimination positive est une nécessité »
(Tribune libre parue dans Le Monde du 2 mai 2003) ;

« Les musulmans de France sont capables d’avoir des hauts fonctionnaires, des médecins, des professeurs si on leur donne plus que les autres » (France 2, Emission « 100 minutes pour convaincre », 20 novembre 2003) ;

« Je suis l’homme politique en France qui s’est le plus battu pour la discrimination positive. C’est une idée nouvelle qui est exactement le contraire de l’idéologie véhiculée non seulement par l’extrême droite mais aussi par une partie de la droite » (Interview à Libération, 23
décembre 2005).

Cette discrimination positive n’est effectivement que la priorité accordée aux personnes issues de l’immigration, dans l’éducation, le logement, l’emploi public, les aides sociales. Elle est synonyme de préférence étrangère.

Sarkozy : « Les étrangers qui s’installent en France ………..ont vocation à devenir Français »

« Nous voulons que les étrangers qui s’installent en France aient vocation à devenir Français » (France 2 « Emission « 100 minutes pour convaincre », 20 novembre 2003).

Sarkozy : « Je ne partage aucune des idées de Le Pen »

« Quand des gens osent dire que je défends des idées de Le Pen, je suis profondément blessé. Je mets au défi qui que ce soit de trouver une seule idée que j’ai défendue qui soit conforme à ce que pense M. Le Pen, y compris sur l’immigration choisie » (Le Parisien, 20 octobre 2006).

 

Frontnational.com

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Mercredi 4 novembre 2009

Communiqué de Presse de Marine LE PEN, Vice-Présidente du Front National :

 


Consciente que le site de Monsieur Besson se révèlerait rapidement un espace soviétique où la censure serait le maître mot, Marine Le Pen, vice-présidente du Front National, a lancé mardi à 17h30 le site « identitenationale.net ».

 

Construit en 24 heures, « identitenationale.net » dont l’ergonomie s’améliorera au fil des semaines, a rencontré dès les premières heures d’ouverture un vif succès.

 

Cet espace d’expression et de dialogue accueillera sans aucune exclusive tous les Français qui veulent s’exprimer sans censure.

 

Cet apport volontaire, spontané et libre nourrira les contributions du Front National et inspirera ou amendera les propositions qu’il sera amené à rendre publiques lors de ces prochaines semaines.

 

Il n’a pour seule prétention que de retrouver les voies de l’identité et de l’unité nationale.

 

http://www.identitenationale.net

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Mercredi 4 novembre 2009

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN


Le mandat de la Commission européenne a expiré le 31 octobre à minuit.


Le Conseil européen des 29 et 30 octobre a longuement bavardé sur le changement climatique mais n’a pris aucune disposition à ce sujet.


De ce fait, depuis hier 1er novembre, 26 des 27 commissaires européens agissent dans la plus totale illégalité car, en droit, ils ne sont plus commissaires. (Seul le président de la Commission, M. Barroso, agit dans un cadre légal, ayant été réélu à son poste par le Parlement européen le 16 septembre dernier.)

 

C’est un nouvel exemple de la façon dont les eurocrates se moquent des règles qu’ils ont eux-mêmes édictées.

 

Depuis hier, toute déclaration d’un prétendu commissaire européen doit être considérée comme nulle et non avenue.

 

Il est du ressort de la Cour européenne de Justice de constater qu’il n’y a plus aujourd’hui qu’un seul commissaire européen, M. Barroso, et que les 26 autres sont des usurpateurs.

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Mercredi 4 novembre 2009
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Mercredi 4 novembre 2009
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Samedi 31 octobre 2009
Est-ce par souci de l'environnement que Sarkozy réutilise ses discours ?


Discours de Sarkozy : il n'y aurait pas de l'écho?
envoyé par LePostfr. - L'info internationale vidéo.
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